Le VerS nOir

Le VerS nOir

Voyage Sidéral

Voyage Sidéral

Rêvons ainsi sur le balcon pour sentir passer les comètes
Météorisons nos angoisses, mettons de l’air dans nos assiettes
Faisons place nette de notre histoire disséquée au carbone 14
L’étoile du grand enchanteur se dispute le magicien d’Oz

Matière et antimatière n‘est plus la dichotomie d’antan
Que si à chacun son contraire l’univers est éparpillement
Que le firmament nous guide à travers les constellations
Que les trous noirs en équilibre n’épousent en rien nos déraisons

« Entre deux novas qui scintillent j’aimerai bien perdre mon corps
Me laisser vibrer par la vrille en un si pernicieux décors
Nonobstant même pour le jeu, voir de près le soleil en feu
Oh oui me perdre pour me perdre comm’ je l’aurais fait dans tes yeux… »

Va-t-on encore une nouvelle fois faire le coup de la fois d’avant
Va-t-on ressortir du tiroir les mots à dormir les enfants
Va-t-on encore se projeter sur un néant n’existant pas
Va-t-on re-solder le big-bang mais vaut-il mieux n’en avoir pas ?

« La déparcellisation de mon âme peut bien afficher Non-Retour
L’verbe S’amnésier dans les dictionnaires apparaîtra-t-il jour ?
L’oubli était, est, et sera, et demeure un principe actif
Et ne plus retrouver son Moi est-il un verbe transitif ? »

Valsons sur les astéroïdes et humons les planètes en transe
Vivons au rythme des pulsations du cœur qui tape dans l’absence
S’abandonner dans la mouvance que dessinent les vents solaires
N’énoncer qu’un simple soupir pour pouvoir revenir en arrière

La Nature a horreur du vide, à Antarès comme à Mercure
Alors le vide de l’univers pourrait-il être une imposture ?
Et cherche-t-on coûte que coûte à compresser le moindre espace
Vouloir du vide dans nos doutes peut-il mener à une impasse ?

De galaxie en galaxie peut-on atteindre un horizon
Faire en sorte que la Voie Lactée ne devienne qu’une simple boisson ?
Copernic et Galilée ont bien fait leur révolution
Que nos idées en leur substance ne soient que neutrons et protons

« D’ailleurs y’a quelques théories comme quoi l’ vide s’expanse sur du Rien
Faut toujours trouver une logique comme on peut s’ dire tout en sapiens
Que l’on peut parler d’infini, s’il a un début et une fin
Que je suis près de la folie dans la nébuleuse de tes reins… »

Berçons-nous sur les satellites de Vénus et de Jupiter
Et visitons le monde obscur, là où ne passe même la lumière
Invitons-nous chez Aphrodite en passant prendre Apollon
Avant qu’ le trou noir ne rapplique nous absorbant comm’ des rayons

Plus rien n’est clair quand je m’éclipse par la face cachée de mon Moi
Je voudrai tant tenir une piste qui puisse me conduire au Ça
A l’instar de quelques pulsars, me exploser en sens contraire
Pour laisser croire que cette histoire cosmique ne soit qu’du vent stellaire…