Le VerS nOir

Le VerS nOir

Rue de la préfecture

Rue de la Préfecture

Rue de la préfecture, par un matin d’air pur
Deux routes en embouchure et dans l’auto que je voie
Une brune à l’encolure frisant la désinvolture
Je commis la bavure pour qu’elle ne s’enfuie pas

Par mon côté obscur j’enclenche la capture
De quelques instants futurs en fonçant dans le tas
L’erreur en couverture pour donner à conclure
De prendre la mesure de mes quelques tracas

Elle avait la cambrure et moi sur la bordure
De cette brûlure qui n’attendait qu’un pas
Je serrai ma ceinture en voyant la courbure
De cette créature au sourire sans éclat

Acte de candidature posé dans la conjecture
Je regarde l’ébrasure causé sur son phare droit
Et dans son échancrure je n’étais plus si sûr
Que cette entournure n’aille sonner le glas

On suit la procédure, juste un peu d’écriture
Quelques enluminures à la lecture du contrat
Mention de la fissure inscription de mon allure
Et mis sans fioriture un frein qui ne vînt pas

Et sans aucune injure et de bonne facture
Sans bien même un murmure elle me laisse planter là
Repart sur sa monture moi dans mon imposture
Peut-être à la revoyure me dis-je rien qu’à moi

Et jeté en pâture dans la déconfiture
Avec mon cœur en suture qui se brise des fois
Je n’ai pas la posture de ceux qui ont la parure
Ceux qui jouent les gros durs avec leurs grosses voix

Il n’y eu d’aventures, de folies immatures
Et cette autocensure qui toujours me foudroie
Je n’ai pas l’envergure de ceux qui ont la carrure
Et elle dans sa voiture si rouge de surcroît