Le VerS nOir

Le VerS nOir

Chansonnette

Chansonnette

Si la question est ‘comment vivre heureux, sur cette planète ?’
Allez voir ailleurs, je n’peux pas dire mieux, je n’suis pas prophète
Je dis simplement, je le vois souvent, un état de fait
Glisse insidieusement, asservit lentement, nous remplit la tête…

Je n’me prétends pas, au-dessus du tas, en dehors de cette
Construction banale, rien d’original, que connaissent les siècles
Mais une ouverture, un p’tit coin d’air pur, c’est déjà une conquête
Déjà une résistance, une coïncidence, pour contrer nos pertes…

Une marge de manœuvre, un contexte à l’œuvre, une idée qui empiète
Sur nos bouts d’chagrins, sur nos bouts d’jardin et peut-être quelques miettes
Attireront les oiseaux, ceux des idéaux, qui sonneront la fête
Nous ferons tenir, sans nous dépérir, pour sonner l’alerte…

Chacun pense c’qu’il veut, tout le monde veut c’qu’il pense, chacune son assiette
Ma question se veut, ‘faut-il de la chance pour l’morceau d’galette ?’
Je n’crois pas en Dieu la Nature l’Evidence et je n’ai qu’une seule quête
Comment faire au mieux, stopper l’insolence de ceux qui nous maltraitent…

Rien de subjectif, si la mort n’l’est pas, dans cette chansonnette
Il y a les chétifs et y’a ceux qu’ont des tas de carnets de chèques
Et par empirisme ou bien par logique les intérêts sont certes
Bien antinomiques, et par la pratique, faisons qu’ça s’arrête…

Je ne parle pas d’aller de ce pas, en couper des têtes
Mais en s’unissant, en allant de l’avant et changer la cassette
Pour y couper court et ce sans détours nos fils de marionnettes
Et peut-être un jour, nous n’serons plus sourds, au ‘Ni Dieu, Ni Maître’ !